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CHILD❊LIGHT

Voyage en terre d'enfance humaine

Arthur Janov

Arthur Janov (21 août 1924 – ) est un psychologue américain, inventeur d’une thérapie psychologique, la thérapie primale dont l’objectif est d’amener les patients à revivre les souffrances profondes réprimées dès la petite enfance afin de comprendre leurs émotions et sensations.

Arthur Janov est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, notamment Le Cri primal (1970) et Prisonniers de la souffrance (1980). Ses publications ont été traduites en plus de quinze langues.

Il est marié à France Janov, également thérapeute primale, avec laquelle il anime le « Janov Primal Center », un centre de recherches et de formation en Californie, près de Los Angeles.

Selon les recherches d’Arthur Janov, les maladies mentales (psychoses, états dépressifs…) comme les symptômes et les troubles du comportements (anxiété, compulsion, insomnie, boulimie, troubles obsessionnels, addictions, toxicomanies…) trouvent leur origine dans une modification progressive des capacités fonctionnelles du cerveau et du système nerveux à intégrer les informations physiologiques envoyées par l’organisme. De tels désordres révèlent une prise en charge inadéquate des besoins fondamentaux des individus par leur environnement, et ce dès la petite enfance jusqu’à l’âge adulte. Le manque d’amour, les privations des besoins fondamentaux (sommeil, nourriture…) mais aussi les négligences (indifférence, manque d’attention, faible sécurité affective…) ou encore les violences (coups, insultes, incestes, viols…) altèrent profondément l’équilibre nerveux des individus3.

La conséquence est une tension interne permanente qui affecte l’organisme et la conscience même des individus qui se sont développés sans pouvoir traiter entièrement et réagir aux signaux internes qu’ils combattent. Le cerveau supérieur, le cortex, exerce alors une forte répression contre notamment les signaux du système limbique4. Cette tension interne permanente conduit à un état général de mal-être et d’ irréalité, concept qui désigne la résultante névrotique de ce processus de réponses inadéquates et d’éloignement acquis par rapport aux signaux témoignant des besoins fondamentaux. Le patient a été contraint (ou encore contraint) de mettre à distance la réalité de ses souffrances et de construire une personnalité en opposition avec ses besoins et signaux réels. Ceux-ci continuent à se faire sentir au travers de comportements symboliques qui permettent de « déjouer » la souffrance causée par la répression des besoins réels. Mais les comportements de « déjouement » de la souffrance ou comportements symboliques manifestent les manques réels censurés et témoignent de la tension interne de répression. La personnalité développée est l’expression du mécanisme de défense. C’est alors une réponse névrotique et très résistante pour faire face à la répression des besoins réels et naturels des individus, ce qui produit généralement un sentiment de vidé intérieur, d’épuisement, de lassitude, d’idées morbides5.

C’est pourquoi, le paradoxe étant que la névrose trouve sa source dans le déjouement d’une souffrance que l’on ne peut ressentir, Arthur Janov à proposé de révolutionner l’approche thérapeutique.

À la différence de Freud, Janov considère que le refoulement n’est pas une mise à distance des pulsions, mais des manques profonds ressentis dès l’enfance et générant une souffrance continuellement réprimée.